Produire un raisonnement, ou argumenter, c’est tenter de convaincre quelqu’un de la vérité ou du bien-fondé d’une idée en lui donnant de bonnes raisons d’y adhérer – donc à l’aide d’autres idées.
Un raisonnement est donc un enchaînement d’idées (les prémisses/les justifications/les arguments) au service d’une idée principale (la conclusion/la thèse).

Les 4 grandes catégories d’arguments

– arguments empiriques (tirés de l’expérience) ou factuels (basés sur des faits) : constat, observation, preuves scientifiques…
– arguments logiques, démonstrations : déduction, induction, raisonnement par l’absurde (contraposition, modus tollens), appel au « bon sens »…
– arguments moraux, « normatifs » : recours au « souhaitable », au « bien », à des normes et des valeurs qu’il semble bon de défendre : justice, liberté, responsabilité, vertu, dignité etc.
– références doctrinales/arguments d’autorité légitime : référence à un auteur (ou une personnalité) qui a formulé une réponse intéressante à la question.
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– exemples et contre-exemples
Attention, les exemples sont essentiels pour soutenir une argumentation solide, mais il faudra bien montrer de quelle idée générale ils sont un exemple (c’est-à-dire « faire parler l’exemple »). Une simple succession d’exemples ne constitue pas une argumentation. Un seul contre-exemple, par contre, permet de contredire une idée (trop) générale.

–> voir cahier « argumentation » pour les types de raisonnements et les sophismes